jeudi 28 mars 2024

Les contes inventés

 Depuis la nuit des temps, l'homme a toujours eu une façon de se divertir. Parmi celles-ci le conte se démarque par ses histoires fantastiques, ses expressions imagées et ses personnages uniques. Pour ce projet, les Inventifs se sont inspirés d'auteurs connus québécois comme Honoré Beaugrand, Yves Thériault et Fred Pellerin afin de composer des contes. Nous vous invitons à écouter notre livre audio.



Les contes inventés


Le fantôme chercheur d'or, par Mathéo Grégoire

Le poisson de la folie, par Olivier Raymond

On a volé la lune, par Victoria Grégoire

L'araignée géante et le chasseur, par Marianne Raymond

On a volé la Lune (La Lune d'or)

 Quand la lune brillait si fort qu’on pouvait la voir même dans la mine la plus creuse d’Alaska. Quand la lune était la plus belle émission à regarder après une journée dans la terre. Quand la lune voulait qu’on la regarde ou plutôt quand le monde était plus vrai. Regarder un cercle scintillant pendant quelques heures était, non pas par ennui, mais parce que c’était ce qu’il y avait de plus beau à voir et à apprécier.


La lune est un cercle, en fait une sphère. Une sphère qui change de bord, qui change de forme et qui scintille le plus fort qu’elle peut tous les soirs. Quand dame nature décide de bien vouloir nous la laisser, poser nos yeux sur ce qu’il n’y a pas si longtemps était le rêve d’un paquet de nations. Quand elles nous laissent l’azimuter, on peut l’observer comme un filme passer du croissant au raisin au croissant tout court. C’est une perle étincelante que l’univers à bien voulut nous laisser. La lune est un bijou si précieux, si gros, si important, même les plus grands scientifiques qui ont essayé de la posséder n’ont réussi qu’à poser un bout de combinaison trop chérant en forme de pied. 

Bref, la lune est un joyau. Nous avons presque et je dis bien presque, toujours eux, la chance d’observer. 



Quand l’or était le cossin le plus important sur cette terre et qu’esbailler un petit bout de couleur brillante dans ses mains valait plus que la santé de sa propre pitoune. Les gens ne slaquaient pas la pédale pour deux cennes. Ce petit morceau de minéraux blinquant poussait la populace à oublier tout ce qui pouvait les entourer. Même la plus belle petite chorégraphie de la plus mignonne des petites filles, du plus mignon des petits patelins, dans la plus petite des petites maisons mignonnes, ne pouvait aller chercher l’attention d’un de ces messieurs bien décidés. Par contre, partout à travers le pays, le temps d’un souper comme pendant le carême, s’arrêtait pour observer ce qui semblait être un des hoquets astronomiques les plus hétéroclites de tous leurs temps. Parce que quand on avait creusé toute la sainte journée, à coup de dynamite et de malfrat à la gâchette facile pour deux pépites, zieuter le ciel quelques minutes était le plus beau cadeau qu’un homme pouvait espérer. Or, la seule chose à laquelle tu t’attends lorsque tu gobichonnes une canne de bine frette n’est pas là, mais mettons vraiment pas là, tu commences rapidement à te poser une coupe de question. 



Un soir du mois de mai, il faisait mi-froid à mi-chaud. C’était un temps, un peu indescriptible. Dans un coin perdu de la côte nord du Québec, un homme se préparait à aller se coucher pour être bien motivé le lendemain. 

Lui, il s’appelait Renesmée Vaïaneux. Un homme dans la très haute trentaine. Cet homme-là comme la plupart à cette époque était fou, fou de l’or. Un peut plus encore que d’autres. Renesmée était un homme trapu. Quelqu’un de petite taille, mais solide. Ou plutôt c’est ce qu’il pensait, parce que si vous avez demandé aux gens qui le connais il vous dirait qu’il est trapu, frêle et peu attirant. Mais un des plus déterminés de ces créatures masculines. Il venait du village de Pointe au Baril dans un petit coin francophone de l’Ontario profond. Une petite île de 150 habitants qui tenait son nom à cause d’un baril de whiskey transporté par la rive. Un village de gens spéciaux. Sauf que quand l’île de gens étrange trouve qu’un de leur voisin est très spécial c’est qu’il y en a épais sur la toast. 

Renesmée avait décidé de quitter son petit trou perdu pour comme il le dit « conquérir tout l’or de ce beau pays ». Des objectifs ambitieux. Personne ne s’était tardé de le prévenir que c’était impossible, juste pour pouvoir se débarrasser du plus fou d’entre eux. Il est donc parti vers le Grand Nord du Québec. Une région que personne n’avait encore explorée, pour de bonne raison. Il n’était pas le crayon le plus aiguiser de la boite, comme on dit. Une espèce a lui toute seule. Son visage était difforme. Comme si sa bouche avait été placée à l’envers. Sauf que le pire c’est qu’un sourire à l’envers sur le visage de quelqu’un qui sourit tout le temps, ça fait peur à zieuter. Le menton était croche à droite, le nez croche à gauche et ses deux yeux. Il assaillait d’aller le plus loin possible du centre. Comme si dans le ventre de sa pauvre mère, son corps avait voulu partir de gauche à droite sans son consentement. Ses jambes, bien que toutes petites, n’étaient même pas de la même longueur. Il disait qu’il mesurait 1m59, mais le docteur avait très bien mesuré 1m59 à gauche et 1m56 à droite. C’était si drôle et pénible à voir en même temps, quand il marchait. Il, contrairement à la plupart des hommes à cette date, n’avait pas eu à abandonner sa douce. Ah ! comme il aurait aimé avoir une douce, mais bon quand ton père part au Yukon faire des chapeaux de plage 1h après ta naissance. Espoirée, ce marié n’est pas vraiment une option. La seule qualité qu’on pouvait lui trouver, c’était sa détermination.


Bref, ce soir-là, Renesmée avait miné toute la journée. À coup de pioche décapé et de bâton de dynamite défectueux. Même pour un brave homme, il était fatigué et bien qu’il ait eu une pauvre éducation, l’astronomie restait une de ses plus grandes passions. Le ciel, c’est une infinité de petits lingots d’or inaccessible à tous. Les étoiles, les comètes, les planètes et la LUNE. Lui, il ne connaissait pas leur nom scientifique d’aujourd’hui. C’est pourquoi il les appelait, « les trésors inaccessibles ». Mais sa préférée d’entre elles, c’était la Lune. Le plus beau des cercles gris du ciel. Il pouvait là regarder des heures comme vous aujourd’hui devant un épisode de « La casa de papel ». Sauf que, le soir venu, on ne là voit pas. Seul devant un minable feu de camp, Renesmée se posait une coupe de question. On raconte qu’il était si hallucinogène, qu’il a parlé aux fréquemment d’or d’un 1/32 de carat.

Pas de réponse, ce qui n’est quand même pas étonnant. Le lendemain matin devant une tasse de café pas buvable, il est parti miner avec de drôles d’idées en tête. Le soir venu quand il mangeait sa canne de bine au lard froid il ne voit pas la Lune, un paquet de petits électrons libres d’idée pas plus brillante que les unes que les autres, lui monte à la tête.



Le matin suivant, Renesmée avait une nouvelle quête. Retrouver la lune ! Il est parti dès que les coqs qui n’étaient pas présents avaient fini de chanter. Une longue marche croche l’attendait. Il voulait se rendre au village le plus proche. 

Il a ouvert les portes à 14h, d’un bar style farwest, mais version cheap. En entrant, il a crié :

  • je voudrais un verre de whiskey bien froid. Et qu’elle qu’un pour m’aider à trouver de l’or gris.

Un homme de grande taille à l’aire menaçant pour la plupart des gens se leva et lui dit :

  • qu’est-ce que tu as bue avant de venir ? Par contre, je pense que tu as la face d’une personne qui attire l’or. Attends-moi, j’arrive !

L’homme à l’allure spécial et redoutable se mit en route sur pied avec le pauvre fou. Ils ont marché de même pendant trois jours. Un matin devant une montagne de petite taille, Renesmée s’arrête et crie :

  • J’ai un bon feeling d’ici. On devrait creuser.

À coup de dynamite et de pioche pendant trois bonnes heures, ils ont creusé. Et puis un moment le petit homme ces arrêter de creuser et a crié :

  • Eh il y a quelque chose ici !

Le pauvre homme, trop innocent pour avoir compris avant les mauvaises intentions de son compagnon, ne voit pas le 32 qu’il cachait dans sa veste. Le crochu se tenait dans un petit coin de leur mine. Il se tourne vers son acolyte. Le moment venu pour le grand homme de tirer la gâchette, il a trébuché et a glissé dans un coin trop étroit pour que même le fou puisse passer. D’un cri de fureur, le malfrat cria :

  • Sacré fils, tu es la créature la moins utile et la plus nuisible que je n’ai jamais rencontrée. Moi je suis capable de me sortir de ce trou, mais je ne veux plus jamais te revoir. Tu es lent, tu es laid et tu ne portes pas chance comme la patte d’un vieux lapin. Si tu ne veux pas que je te tire maintenant, il vaudrait mieux que tu coures loin d’ici. Coures plus rapidement que t’es abominable patte permette !

Et d’un simple sourire niet, Renesmée a répondu :

  • D’accord ! À la revoillure.

Et il est parti pour accomplir sa prochaine idée. 


Le bonhomme Vaïaneux a parcouru les coins les plus reculés du Nord pendant des jours. À la recherche de quoi ? Et bien la Lune ça va de soi, mais pourquoi marcher si longtemps ? 

Dans le Grand Nord, les nuits commençaient déjà à se faire plus tardives. Le mois de juin à l’approche, les fous de l’or s’en réjouissaient. Pourtant, pour la première fois de sa triste vie, le petit homme a vu couler sur sa joue une goutte d’eau salée. (Et oui, il pouvait voir ses propres l’arme. Tellement son visage était croche et ses yeux séparés.) Perdre la seule chose que personne ne peut vous enlever, ça rend même les plus braves à fleur de corne. Il a passé les 20 prochains jours à miner pis marché. Tous les matins, le faux coq le réveillait à 6h tapante, pis la non-Lune le couchait à 23 h pas tapantes pentoute. Vous ne comprenez sûrement pas le rapport entre la Lune pis l’or, mais vous saurez bien plus tard. Bref, pour vous donner un exemple de sa vie de misère, un matin il menait. En lançant sa dynamite sur une roche, elle lui a rebondi, dessus. Puis, lui est revenu dans la face pis a explosé à un mètre de lui. Des histoires comme ça tous les jours. Mais là, une couple de jours dans le mois de juin, le pauvre bambin était si désespéré, si tanné, désenthousiaste, que devant la plus petite des collines il a jeté son dernier bâton de dynamite cassé. Prêt à abandonner, il a attendu. Après un BOUUM, un flash de lumière brillante lui crève les yeux. En écartelant ses yeux, le choc était si gros que ses frêles jambes le lâchent. Une mine ! Un beau gros morceau d’or écœurant. Devant ce trésor de lumière des caves, Renesmée n’avait pensé qu’à une chose. La Lune ! Il passe les trois jours suivants à caver cette mine. Un sac après l’autre, les lingots s’empilent. Une fois que les balluchons étaient prêts, il a pris la tonne sur son dos. Pendant 4 longs jours sans signe d’un magot céleste, il a marché boitillant et s’écrabouillant. Le 26 juin à 20h37 18 secondes, il était arrivé derrière une église. Le plus misérable, dérincher des lieux de culte. Il a passé la nuit à prendre un morceau par pointe d’or et à les coller à l’aide de jus de vieille chaussette. Jusqu’à voir un rond brillant rapailler. 

On raconte que le jeune vieux fou posa son bricolage sur son pauvre dos cassé en deux. Il a grimpé le reinquier de la vieille chapelle. Tremblante, grinçante, branlante, on aurait dit qu’elle allait tomber, mais sans peur il a monté jusqu’au clocher, juste assez haut pour pouvoir toucher le ciel. Arriver en haut, il pose la nouvelle Lune dans le ciel. La légende ne raconte pas comment il est revenu dans son petit trou perdu qui lui sert de village. Par contre, à partir de ce jour, les gens ont recommencé à rêver sous une Lune dorée. 


Depuis ce jour à Pointe au Baril de Saint-Glinglin de -belle-feuille, chaque fois qu’on voit une Lune d’or. On sait que le vieux Renesmée nous démontre encore un peu de son amour. Personne au village en 1800 quelque chose ne savait que le poseur de la plus belle veilleuse au monde était le petit paquet bien let qui était revenu de périple sans un grain de minéraux. Mais allez chercher pourquoi un jour son bel arrière arrière-petit-fils a révélé son histoire que personne n’avait jamais entendue. Retrouver dans un vieux bloc-notes pas mal scrape, le petit Renesmée nous avait laissé un message. « La Lune pour moi c’est ma flamme, une lumière qui ne s’est jamais vraiment éteinte pour me faire peur. Le seul gogos qui est toujours resté là pour moi. Ma seule amie à qui je pouvais parler en allant me coucher, pis qu’elle n’allait pas me lancer des roches déçues. Je l’apprécie bien gros, pis je ne pense pas que je ne suis pas le seul. Je pense que c’est le plus beau cadeau, que cette drôle de terre nous est faite. Une des seules choses sur cette terre que pas un chat n’a besoin de payer ou de travailler pour y avoir accès. C’est pour ça que quand j’ai vu que ma lampe de chevet préférée n’était plus là, je voulais m’en occuper. Cela n’a pas été facile. Pis je sais que je suis un peu fou pis qu’il n’y a pas bien bien de monde qui m’aime, mais voir la face des petits enfants qui souriait devant le lac en regardant ce cercle-là, c’était le plus beau des cadeaux de reconnaissance qu’un fou peut espérer. La Lune c’est plus gros que tout le monde, pis elle est bien plus importante que le succès d’un homme. »



Auteure : Victoria Grégoire

Le fantôme chercheur d’or

C’tait l’histoire de Paddi, un p’tit jeunot qui avait autant 30 que 40 ans. Ils vivaient au fin fond des bois de la frontière canadienne américaine. Dans une tite cabane à suque. Et il se vantait bien rarement qu’il habitait encore chez sa mère et que, je cite : « C’est elle qui habite chez moi ! »


 Depuis l’abolition du libre-échange, les seuls moments où lui, et se qu’il appelle sa locataire à très faible loyer, ne rotent pas creux, c’était dans le temps des suques. Car oui, en mettant leur sirop dans des bouteilles cutes, ils pouvaient le vendre deux fois plus cher aux Américains. Mais, maintenant, il n’y pouvait rien. Il devait manger de la misère. Mais il avait un plan pour se sortir de cette impasse financière. Il voulait esbailler de l’or ! Sa mère s’exclama : « Où c’est que tu comptes trouver de l’or au Québec, épais ! Il lui répondit : « J’ai l’intention d’aller esbailler de l’or dans la plus belle rivière du Québec : la rivière Lacadie !



Pour aller à la rivière, il devait passer par un petit village dont personne ne connaissait le nom. On le remarqua très vite quand il commença à se rendre à la rivière. Au moment où quelqu’un mettait, son œil sur lui, y’avait une sorte de dédain immédiat dans leur regard. C’était à cause du fait que tu ne pouvais jamais le regarder dans les yeux tellement il était grand. Puis, personne n’a eu l’impression qu’il était très lumineux. Car chaque fois qu’il marchait dans le chemin vers la rivière, et que quelqu’un luit posait une question depuis leur balcon comme : 


- Té qui ?

Il répondait toujours, plusieurs fois, avant qu’il ne soit trop loin pour répondre.:


  • Hein ?


Puis en plus, il avait les cheveux longs. Pis à cette époque-là, un mâle avec des cheveux longs c’était rare comme de la marde de pape. Tout le monde et personne ne le connaissait en même temps. Il était subtil et évident à la fois. Tellement, que les gens commençaient à se demander si ce ne serait pas un épouvantail dernier cri qui peut se déplacer et dire le seul mot qu’ils ont entendu sortir de sa bouche. Il avait toujours avec lui un sac qu’on avait l’impression qu’il utilisait au début de l’école primaire, le pire c’est que c’était sûrement le cas. Sa mère, elle était d’autant plus découragée à le voir aller chercher de l’or avec un sac qui avait un gribouillis de lions qu’il avait fait à cinq ans, sur lequel il avait récemment écrit Gold Finder. De plus, il avait une démarche unique. On avait l’impression qu’il sautillait comme une licorne, mais c’était juste sa démarche classique. Avec le temps, sans le savoir, il se faisait petit à petit une réputation de fou. Alors on lui donna le surnom de l’épouvantail fantôme, flan mou ou du chercheur d’or de la maternelle. 


Après plusieurs semaines à chercher de l’or comme un acharné, il commença à se décourager. Mais il n’abandonna pas. Alors, le lendemain matin, il revint pour trouver sa pépite. Sauf que cette fois-ci, quelqu’un l’avait suivit pour vérifier s’il était réellement fou : tellement fou de chercher de l’or dans la rivière Lacadie. L’intrus se rendit vite compte que l’épouvantail fantôme était bel et bien débile. Alors, il courut le plus vite possible vers le village pour aller annoncer la nouvelle au curé. Quand ce dernier entendit la nouvelle, il prévint tout le village. Il disait à tout le monde de se rassembler à l’emplacement où le chercheur d’or de la maternelle avait été aperçu. Ils étaient tous là, armés de fourche et de pieux enflammés. Ils voulaient l’exécuter. Ils sont restés là pendant plusieurs semaines sans qu’il ne se montre. Alors beaucoup ont commencé à penser que c’était peut-être vraiment un fantôme, ou qu’il était mort. Donc, le curé prit la décision de rentrer au village. Mais en réalité, il n’était tout simplement pas là. C’était juste le temps des sucres.


Après la fin du temps des sucres, Paddi était de retour. Mais cette année, bouillir avait été plus fatigant que jamais. Alors, il venait chercher de l’or, tout en étant plus fatigué qu’à son départ. Pie a cette époque, quand tu étais dérinché, on ne pouvait point aller chercher une bouteille de Gatorade au dépanneur pour te réveiller. Ça n’existait pas. Mais Paddi lui,, y avait trouvé la solution. Y s’était amené une sapré grosse cruche de sirop d’érable pour se booster. Il appela ce précieux élixir Siropaide : l’ancêtre de tout ce que vous buvez aujourd’hui. Donc, de cette façon, il pouvait travailler sans relâche, sans se fatiguer et sans savoir que le diabète s’approche à grands pas. Mais un bon matin, pendant qu’il filtrait l’eau de la rivière, trois résidents du village pointèrent le bout de leur nez. Ils ont crié :


  • - Attaquez-le, c’est un fantôme !


Et ils ont lancé au moins une trentaine de roches sur Paddi. Au lieu de se défendre, il décida de faire le mort et de se laisser emporter par le courant. C’était la deuxième fois qu’il était déclaré pour mort. 


Le courant de la rivière avait emporté Paddi jusque chez lui, il se releva et alla s’assoir par terre. Il commençait à se dire que c’était sans issue, qu’il allait devoir abandonner. En plus, il ne lui restait plus de Siropaides. Il sortit une roche qui s’était enfoncée dans sa chair tout en se disant que c’était fini et qu’il n’y avait pas d’or dans la rivière Lacadie. Il observa cette roche. Tout d’un coup, il eut un éclair de génie. Paddi prit la pierre dans sa main et courut vers son garage. Il lui restait un fond de bouteille de peinture doré qu’il avait eu dans un échange avec un Américain contre un bidon de sirop. Il peintura sa roche. Même si la bouteille de peinture était vieille, le mélange avec la couleur de son sang qui restait sur la pierre donnait un doré scintillant comme une glissade en métal l’été. Ensuite, il courut vers la bibliothèque de sa mère pour aller y chercher ce qu’il pensait être un livre de sorcellerie. Il suivit les instructions du livre de la page intitulée: Pierre et or. Dans l’excitation, il ne lut qu’un mot sur deux, mais il commença quand même le rituel. Il mit des assiettes sur chaque côté de la table. Plaça sa roche au milieu et deux chandelles des deux côtés de la roche. Il ferma les yeux et cria les paroles indiquées dans le livre :


  • Que voulez-vous m’apporter ? La soupe du jour est à l’or ! Cette roche est maintenant de l’or !


Il ouvrit les yeux et sauta de joie en voyant que sa roche était plus dorée qu’avant. Ça y est ! Il avait réussi! Il avait trouvé de l’or ! Toutefois, le livre qu’il avait utilisé n’était pas un livre de sorcellerie, mais bien un livre d’hôtellerie. La page qu’il avait lue était intitulée en réalité Sel et poivre. Tout le rituel n’était que ce qu’un serveur doit dire à un client dans un restaurant. Mais dans l’immédiat, il n’avait rien remarqué. Par conséquent, sa roche n’est jamais devenue une pépite d’or. C’était tout simplement le soleil qui la faisait rayonner.


Il rentra dans sa maison, se fit la barbe et se mit chic. Il était méconnaissable. Il alla au village et prit un accent américain pour ne pas se faire reconnaître. Il arriva le dimanche matin pendant la messe. Il interrompit le curé, pour lui dire :


  • —Hello! Je reviens d’un grand voyage en Alaska. Where I’ve trouvé this pépite d’or. Je veux la vendre aux enchères !  


De ce pas, les enchères commencèrent. Paddi a crié :

  • — Les enchères commencent à dix-mille dollars, quinze-mille à gauche, trente à droite ! 

Ça a continué comme ça jusqu’à ce qu’un groupe de cinq banquiers aient crié : « Cinq-cent-mille dollars ! »

Puis, silence radio. Paddi a crié  : « Apte jugé ! »


Mais, il dit au revoir à tout le monde en oubliant de prendre un accent anglais. C’était clair que tout le monde l’avait remarqué. Il a eu tellement peur de perdre sa couverture, qu’un frisson des plus terrifiant lui rongea le corps tout entier. Il tremblait de peur, tellement que la fausse moustache et son chapeau tombèrent par terre. Il retourna à la cabane à sucre à la course, car les villageois le poursuivaient. Jamais il ne reviendra dans ce village. Il avait en sa possession deux lourds sacs pleins de billets de cent piastres. 


Il annonça à sa mère que leur nouvelle vie allait commencer. En effet, ils allaient s’enfuir en Floride. C’est eux qui ont instauré cette tradition québécoise. C’est eux les premiers qui l’ont fait. Paddi, toujours dans l’ignorance que cette pépite n’était encore qu’une simple roche.


Sans le savoir, Paddi était devenu une vraie légende dans ce petit village de la Montérégie. Quitte à croire que tous les problèmes ont une solution. Il suffit d’y croire très fort pour que cela se réalise. 



Auteur : Mathéo Grégoire

L’araignée géante et le chasseur.

 

Les habitants disaient que je fassai peur. J’avais une barbe. Ils m’ont dit que j’ava l’air d’la chienne à Jacques mais que j’portais juste du linge noir et vert. Ils disaient que je manigançais des choses dans ma grange la nuit et que le jour qui pleuvait je manigançais des choses dans ma maison. Les habitants me trouva bizarre. Ce jour la z’était un beau temps. J’suis allé chasser dans la forêt. Il faisait chaud, et z’était énarvant. J’étais venue pour chasser des orignaux mais aussi des lapins. J’suis un chasseur après tout moé. Puis a environ a 5km du village j’ai entendu un cri d’une femme enceinte. Je me suis rapproché du son pensant que c’était quelqu’un de blessé, mais j’ai vu une bête, une grosse bête, j’ai couru à la vitesse d’un orignal et on dirait que ça pris une éternité. Finalement, j’suis au village, j’explique aux habitants qu’avais une grosse bestiole dans la forêt qui fais des cris de femmes enceinte mais y m’ont dit: j’vous crois pas! J’avais l’air du fou de Forestville! Je rentre dans ma grange et décida de ne jamais revoir le ciel. Plusieurs journée passa mais j’suis toujours dans ma grange. Je craignais d’être appelé le fou si je sortais. Le monde me disait que j’avais rêvé et que c’était juste le cri d’un orignal mais j’sais ce que j’ai vu. Une journée quand il pleuvait un jeune homme retourna au village en paniquant, Il expliqua la même histoire que moé. Un animal de grosseur exagéré et qui fait sortir un mort de sa tombe. Les habitants ont réalisé que c’était peut-être vrai et décida d’y aller voir ce qui vivais dans la forêt. J’suis sorti de ma grange et décida d’aider. Nous attaches nos tuques et prenons nos fusils. A même pas 4,5km du village nous entendons le cri, mais il était diffèrent il était plus proche. J’suis le premier à voir la bête. Z’était une araignée géante qui faisait au moins 3 orignaux. J’attaque la bestiole avec mon fusil et elle criait de douleur. Nous la tuons de rage et elle tomba. Nous étions dégoutés mais j’étais fier de moé et je retourna au village. Tout le monde maintenant cru à ce que le monde voit dans la forêt et nous appelons cette légende : L’araignée géante et le chasseur.


Autrice: Marianne Raymond

Le poisson de la folie

Tout commence dans un bon matin, le coq n’avait même pas encore crié alors que les gens se préparaient pour la journée. Tout semblait trop paisible, c’est à ce moment-là que le fou du village, Fernant, fait son arrivée en courant et gueulant. Fernant n’était pas apprécié par le village, mais les gens aimaient sa présence juste parce qu’ils étaient fascinés par sa laideur et ses actions. Il était simple et compliqué à décrire, son dos ressemblait à une vallée bossue, même qu’il avait sa propre végétation dessus. Il parlait comme si il avait deux langues dans la bouche, et cela va dans les deux sens car on aurait dit qu’il parlait une toute nouvelle langue étrangère. Malgré tout, il possédait une maison, encore si cela s’appelait une maison car on aurait dit une cage humaine. Ses cheveux avaient l’air d’être à moitié brûlés, à croire que Zeus aurait essayé d’en finir avec lui avec un coup de foudre pour passer sa mort d’une façon naturelle. D’après beaucoup, certains l’ont aperçu parler à l’épouvantail du fermier. Sa description pourrait continuer encore et encore parce qu’il était né pour cela. Le matin était trop parfait et c’est pour cette raison qu’il revient, pour ruiner. Il essayait de dire qu’il a aperçu un poisson aux trois queues et aux cinq nageoires.

 -Jla fu le foisson, yafait twois gueueu!

                        Les personnes commencèrent à rentrer chez eux en marche rapide, de peur que Fernant lui aussi aurait potentiellement trois queues. Richard, la bonne personne du village, resta dehors alors que en à peine 30 secondes c’était devenu un désert. Fernant s’approcha du monsieur.

-Jvouldit mchieur wichard, jlai vu!

                        Richard se dit que le pauvre fou est encore en déni, malgré avoir conté au moins 27 histoires pareilles et que Richard est allé vérifier à chaque fois, il n’accepte toujours pas qu’il ait des hallucinations. C’est alors qu’un long silence s’installe entre Fernant et Richard. Cela se finit par le fou qui se mit à quatre pattes et qui commença à courir comme un ours vers Richard. Le pauvre, de peur, se plaqua contre sa porte de maison avant que Fernant lui dise de faire attention. Après une longue journée, Richard essaya de dormir pendant plus de deux heures. Il n’avait que d’aller vérifier l’histoire du fou en tête. Il se prépara et sortit dehors, il avait une brume sinistre, et les arbres étaient tous tournées vers le chemin du bas-village, là où le quai se trouvait. En marchent, richard sentit que c’est une mauvaise idée, il eut tellement de regret en marchant vers l’eau. Le vent fort lui fit sentir un danger, mais après tout, le seul potentiel danger pourrait n’être que Fernant. Alors qu’il vit au loin Fernant sur le quai, celui-ci n’était pas en train de regarder l’eau mais il fixait complètement Richard. À ce moment-là, le pauvre homme qui voulait juste dormir ressentit une terreur absolue, lorsqu’il décida de regarder une autre fois il vit que l’homme fou pointait vers quelque chose, cette chose était une énorme créature de l’eau, elle vient presque des enfers. Un poisson énorme à trois queues et aux cinq nageoires! De peur, il décida de courir vers sa maison et de passer au lendemain. Le matin même, il se réveilla en sueur. Le pauvre savait que ce qu’il a vu n’était pas un cauchemar. Alors que tout le monde se demandait où est Fernant, Richard décide d’annoncer qu’il est allé vérifier ce que Fernant disait et que cette fois, il disait bel et bien la vérité. Même si celui-ci jouissait d’une excellente réputation, les gens commencèrent à le regarder avec des yeux étranges, certains commencèrent à lui dire qu’il devenait fou. Le soir, il décida de retourner en bas, le chemin sinistre ne lui faisait plus rien, comme s’il s’en était emparé. Il vu Fernant lui faire un mouvement du bras pour dire au revoir. Celui-ci prit alors chemin dans l’eau pour rejoindre l’immonde créature. Alors que Richard se sentit inconfortable, comme si ce qu’il venait de voir n’était qu’une simple hallucination, mais c’était bien vrai. Il remarchait vers sa maison lorsqu’il sentit une odeur de brûlé. Le pauvre homme fut en larme quand il aperçut que le brûlé venait de sa maison. Le matin il se fit réveillé par les gens du village qui lui demandait pourquoi il dormait par terre et pourquoi ses vêtements étaient tous déchirés alors qu’ils étaient neufs la nuit dernière. Il commençait à parler d’une étrange façon alors qu’il n’a rien fait, les gens commençait à l’appeler le fou alors qu’il était encore normal. Ce dernier courut dans la forêt pour échapper au regard des autres avant de se dire : Suis-je devenu fou ou le fou avait raison?


Auteur: Olivier Raymond

Inventifs' radio theatre

 In 1966 CBC Mystery radio theatre was a popular radio show. Today, radio theatre evolved into podcasts. We decided to create our radio theatre inspired by some books we read. We invite you to listen it by clicking the links bellow.




Inventifs' radio theatre

Don't juge a weapon by the fact that it's coffee, by Olivier Raymond and Mathéo Grégoire.

The runner, by Victoria Grégoire and Marianne Raymond.


A book in a box



Ross Welford                                          

                           

 He is an author of books for children. He is popular for his first book: time travelling with a hamster. He won an award for this book. He also made a lot more books of the same type, by example: the boy who came from space, the dog who saved the world, the 1000-year-old boy. He started writing in 2014 and his newest one is time travelling with a tortoise which is from 2024. He won 8 other novels between 2017 and 2024.








The dog who saved the world

 

Georgina and Ramzy are best friends, they both love dogs and work inside a shelter. One day they go to the beach and meet a retired scientist. She made a virtual-reality game that can go into the future. Georgina learns that a dog disease is spreading, and her dog had it. So, because of that she had to go into the future to retrieve the cure. But they had a lot of problems ahead of them, firstly the scientist had a stroke and was send to a hospital, so they had to ask Georgina’s big brother clement to help them break out. But he didn’t know that Ramzy and Georgie had sneaked into the shelter to save Mr. mash, so they decided to wait a little. Sadly, the infection got worse to the point he wasn’t allowed to get back into the shelter. they had no choice but to tell him. He agreed and they went to break her out. With a help of another friend of Georgie sass they managed to escape the cops that chased them because they broke out of the hospital. But clement got caught. At the Spanish city the old women start the game, but they learn that the scorpions have became smarter and that the cops are going to manage to break in because of Ramzy’s overprotective grandma. So, they only have 10 minutes. They managed to get inside but the scorpions have evolved and cloned so an army tried to stop them. Somehow, they managed to get the cure, and everything went back to how it was, sadly it was too late for the dog inside the shelter where Georgie worked. But Mr. mash was saved and now he lives inside the barn where a doghouse will be built.



By Marianne Raymond














The book into the box

 Katherine Arden is a celebrated author known for her captivating storytelling and imagined worlds, particularly showcased in her Winternight trilogy set in medieval Russia. With a background in Russian and French literature, Arden seamlessly blends folklore, history, and fantasy into her tales, earning her widespread acclaim and a dedicated readership.



The book “Dead Voices” is a thriller sequel of “Small Spaces” both written by Katherine Arden. The story follows the adventure of Ollie, Coco, and Brian as they take a trip to the isolated Mount Hemlock Resort for a ski trop. Turns out that their vacations quickly take a sinister turn when a snowstorm traps them in the resort, along with other guests who seem to vanish without a trace. They eventually uncover the dark history of the resort and make some encounters they wish they hadn’t. The trio must rely on each other to survive and confront their deepest fears. I think it’s a great book and that Katherine Arden made it very smooth. The fact that there is suspense during all the book makes it even more thrilling.


mardi 12 mars 2024

Projet Top Chef


La santé est primordiale pour tous. Afin de mieux comprendre les facteurs d'un corps sain, nous avons participé au projet Top chef. Celui-ci comprenait trois parties : le concours culinaire, les aliments fermentés et les parcours sportifs. Nous vous invitons à lire les articles suivants et à écouter notre balado pour en apprendre davantage à votre tour. 


Padlet

Les recettes des Inventifs

Les parcours sportifs des Inventifs


Balado 

C'est quoi les Projets Top chef et Parcours physique?, par Marianne Raymond

Qu'est-ce qu'une bonne alimentation?, par Mathéo Grégoire

L'expérience d'Olivier du projet culinaire, par Olivier Raymond

De quoi nos assiettes sont-elles composées?, par Victoria Grégoire

Pourquoi l’IMC n’est pas un indice représentatif pour tous ?


Par Victoria Grégoire et Mathéo Grégoire



De nos jours, la science nous permet de suivre notre état de santé régulièrement. Un des moyens de le mesurer est de calculer notre IMC. Pour mieux comprendre pourquoi l’IMC n’est pas représentatif pour tous, il faut comprendre ce qu’est l’IMC et comment l’IMG est nécessaire pour avoir des données plus fiables.



L’IMC, une donnée peu fiable 


Premièrement, l’IMC n’est pas une donnée fiable parce qu’elle ne prend pas en compte la composition corporelle. D’abord, qu’est-ce que l’IMC ? C’est l’indice de masse corporelle. C’est-à-dire, le rapport entre la masse et la taille. La masse corporelle, quant à elle, est composée de plusieurs éléments : organes, os, gras, système musculo-squelettique, sang et eau. Ensuite, l’IMC est une donnée peu fiable pour tous les types de corps. Par exemple, les femmes enceintes, les culturistes et les sportifs ne peuvent pas s’appuyer sur cet indice. En effet, si le culturiste l’utilise pour mesurer sa masse corporelle, le résultat démontre qu’il est obèse. Par conséquent, étant donné qu’il possède une masse musculaire supérieure à la moyenne, le résultat ne peut être véridique. En somme, l’IMC n’est pas une donnée représentative pour tous, car elle ne prend pas en compte ce qui compose la masse corporelle. 






L’IMG, complémentaire et plus juste


Deuxièmement, il est nécessaire de compléter l’IMC avec d’autres données comme l’IMG. D’abord, qu’est-ce que l’IMG ? C’est l’indice de masse grasse. On peut le calculer à l’aide de trois méthodes qui considèrent la composition corporelle et le niveau d’activité physique : la formule de Deurenberg, les plis cutanés et la balance impédancemétrie. Pour le calculer de façon juste, il faut utiliser une de ces trois méthodes régulièrement. Par exemple, un homme sportif de 35 ans qui mesure 180 cm et qui pèse 220 livres, avec un IMC de 30,5, est obèse de niveau 1. Par contre, il a un IMG de 15 %. Par conséquent, il est tout de même en bonne santé. En effet, un homme âgé de 20 à 39 ans qui a un IMG situé entre 8 % et 19 % est  considéré en bonne forme physique. En définitive, l’IMG et l’IMC sont complémentaires, car contrairement à l’IMC, l’IMG tient compte de la composition corporelle selon le niveau d’activités physiques de l’individu.

 


Finalement, il a été expliqué pourquoi l’IMC n’est pas une donnée fiable pour tous et comment l’IMG est complémentaire à l’IMC pour avoir des données plus justes. Existe-t-il un outil scientifique qui permet de mesurer son état de santé globale ?




Références


MEYER, É., BOUCHER, J., Interactions, Les éditions CEC, Anjou 2021, p. 253-259


PSICHYOS, L., Bien dans son assiette la preuve par deux, Oceanic préservation society, 2024


https://conseilsport.decathlon.fr/comment-calculer-son-img


https://www.energiecardio.com/fr/je-calcule-mon-imc


https://www.dieteticienne-nantes.org/calcul-imc-indice-masse-corporelle.html






Mixes Doubles Curling

Eight years ago, Victoria and Mathéo began to play curling at Lacolle Curling Club. On 2023, they began to compete with a team of 4 to 5 ...