Agriculteur, un métier fortement à risque au développement des problèmes de santé mentale
Par Victoria Grégoire
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| Photo par Patricia Dorantes Brassard |
Le travail occupe une place très importante pour la majorité des gens. Cependant, travail et bonheur ne riment malheureusement pas toujours ensemble. Plusieurs métiers sont susceptibles de mener à des problèmes de santé mentale et même au suicide. Selon moi, ce sont deux acteurs au cœur du métier difficile de producteur agricole. L’agriculture est une profession laborieuse, car selon diverses recherches, les producteurs sont bombardés de facteur à haut stress et ils vivent en milieux ruraux souvent reculés ou l’aide est difficile d’accès.
Pour commencer, je pense que les cultivateurs sont exposés à de sérieuse difficulté pour leur bien-être mental parce qu’un grand nombre de recherches prouve que ce métier est composé de multiples sources d’anxiétés élevées. En effet, une statistique d’un texte de Financement agricole Canada explique que les trois principales sources de tension sont : l’imprévisibilité, les lourdes charges de travail et la pression financière. À mon avis, ces trois facteurs ne sont que la face émergée de l’iceberg. De plus, je constate que les pourcentages qui prouve ces affirmations sont très alarmants. En effet, une étude menée par la Gestion agricole du Canada stipule : « Une proportion de 62 % des agriculteurs canadiens a obtenu une cote de stress modéré et 14 % une cote de stress élevé (WILTON CONSULTING GROUP, 2020, p.4). » Finalement, du côté des femmes, elles vivent des degrés d’anxiété encore plus à élever que les hommes. Vous le savez sûrement, les femmes ont souvent des obligations familiales et des responsabilités plus traditionnelles que les hommes, surtout en milieux agraires. C’est pourquoi un sondage mené sur la santé mentale des producteurs précise que lorsqu’elles sont à la tête de leur ferme, ces responsabilités s’ajoutent à la charge d’ouvrage agricole et de la difficulté à être prise au sérieux, dans un milieu majoritairement masculin (ANDRIA JONES-BITTON, p.14). Bref, un grand nombre de recherches prouve que les troubles de santé cérébrale impactent plus que jamais les fermiers.
Pour continuer, le bon équilibre psychologique est souvent précaire pour les cultivateurs. En effet, c’est un métier praticable plus fréquemment en campagne, où il est ardu d’accéder à de l’aide et où la solitude prend souvent une place importante. À mes yeux, l’isolement est un enjeu majeur pour eux. Nous avons tous vécu la covid-19. Vous savez donc ce que ne plus voir personne à l’extérieur de sa maison représente. Pour plusieurs, le lieu de travail représente aussi un milieu social. Néanmoins, je suis certaine que les producteurs culturaux n’ont pas cette même définition. D’après la commission de la santé mentale du Canada : « Le travail agricole est souvent effectué de façon isolée. Les communautés rurales et éloignées ont beau être petites et soudées, leur population est faible, de sorte qu’elles disposent de ressources de soutien plus limitées (COMMISSION DE LA SANTÉ MENTALE DU CANADA, 2022, p.2). » N’est-ce pas considérable ? Dernièrement, puisque vous prenez le temps de lire ce texte, vous savez donc que le milieu agraire, bien qu’extrêmement important, est très méconnu du public. C’est pour cela que je suis de même avis que Dr Briana, respectable spécialiste canadienne en santé psychologique agricole. Elle défend que le soutien offert aux paysans ne soit pas approprié. Autrement dit, elle explique qu’un producteur agricole a déjà pris son courage à deux mains pour aller chercher de l’aide. Malheureusement, le médecin généraliste qui ne comprenait pas et ne faisait pas partie du milieu cultural lui a juste dit de prendre 2 semaines de congé de travail. Ce que je trouve révoltant et complètement inconcevable ! Encore plus pour les éleveurs d’animaux qui ne peuvent pas abandonner leurs bêtes. Enfin, quant à moi, c’est un métier ou l’isolement et la médiocrité du faible nombre de ressources mis en place ne font qu’accentuer les épreuves mentales pour tous les cultivateurs.
Pour conclure, à mon sens, l’emploi d’entrepreneur agricole représente une lourde charge pour leurs vitalités intellectuelles. D’ailleurs, bon nombre de recherche d’expert le prouve, d’autant plus que l’isolement et le manque de ressource convenable d’aide aux fermiers priment. Je pense que ce travail est grandement méconnu de tous et que bon nombre gagneraient à comprendre tout ce qu’il peut représenter. Puisque plusieurs enjeux touchent le milieu agraire actuellement, est ce que la pérennité des fermes est en danger ?
Références :
WILTON CONSULTING GROUP. Esprits saints, fermes saines. Gestion agricole du Canada, Canada, mai 2020, p.4
ANDRIA JONES-BITTON, Financement agricole Canada. Nourrir sa résilience. p.14
COMMISSION DE LA SANTÉ MENTALE DU CANADA, L’agriculture et le suicide – Fiche d’information, 2022, p.2
La pérennité des fermes familiales au Québec est-elle en péril ?
Par Mathéo Grégoire
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| Photo par Patricia Dorantes Brassard |
Depuis toujours, l’agriculture est au sein du paysage de la belle province, mais ces dernières années il est plus rare d’apercevoir des fermes. Cela nous emmène a nous poser la question, est-ce que la pérennité des fermes familiales au Québec est en péril ? Selon moi, c’est bel et bien le cas, et c’est un enjeu de société qui rôde depuis plusieurs années. En effet, l’agriculture est un domaine où il est compliqué de subsister d’un point de vue monétaire, et où les relations humaines sont d’autant plus ardues.
D’abord, je trouve que la transmission des fermes vers la relève est en grande diminution depuis plusieurs années par ce que selon mois c’est un domaine qui est difficile d’un point de vue économique. Par exemple, le prix moyen d’une terre agricole ou de quotas de vache est exorbitant au Québec. Le prix moyen d’une terre agricole au Québec est de 1,2 million de dollars pour 100 hectares de terre en 2016, et si vous souhaitez avoir des vaches il faut d’abord acheter un droit de production (le côté), et le quota d’une ferme moyenne vaut 1,4 million de dollars (Rachel Brillant, 19 avril 2021, la semaine verte | Portrait de la relève agricole). D’ailleurs, en Outaouais, le prix de l’acre est passé de 485 $ en 1996 à 4500 $ en 2022. (V, 24 mai 2023, page 1.) À mon avis, c’est un prix beaucoup trop élevé qui incite les gens à vendre leur ferme. De plus, à cause du manque de revenu stable, beaucoup de cultivateurs possèdent un deuxième travail à côté. En effet, en 2021, 44 % des agriculteurs avaient un travail extérieur comparativement à 38 % en 2006 et à 42 % en 2016 (Quebec.ca, 17 avril 2024, page 1). C’est absurde ! Est-ce qu’en pus d’être un travaille très dur, ils doivent cumuler deux travaux pour subsister ? Par conséquent, 11 % des agriculteurs québécois prévoient d’arrêter ou de fermer leur entreprise dans les prochains mois. En bref, le prix dépasse la rentabilité agroéconomique de la terre. D’après moi ces très graves, car cela fait énormément baisser la quantité de fermes au Québec.
Deuxièmement, d’après mois la relève n’est pas au rendez-vous dans le milieu agricole, car, d’un point de vue social ces un domaine compliquer. Les agriculteurs ont rarement de bonnes relations avec leur voisin urbain comme l’illustre Diane Parent : « Car lorsque la machinerie agricole gronde des heures durant y compris la fin de semaine ou que les odeurs ne s’évanouissent pas après les heures de bureau, ce ne sont pas les voisins qui se calment » (Diane Parent, page 1). Accusé de troubler la quiétude campagnarde, l’agriculteur est aussi perçu par ses voisins urbains comme un pollueur qui inonde ses terres de produit chimique. Ce qui est totalement faux ! D’après moi, la population est très désinformée sur ce sujet. De plus, il y a 50 ans, près de la moitié de la population rurale était imprégnée d’agriculture. En 2006, ce n’était plus que 6,3 % (Diane Parent, page 1). À mon avis, c’est terrible. En somme, comme le constate Diane Parent qui a mené divers travaux sur la situation des jeunes agriculteurs, aujourd’hui, « rural ne veut pas dire agricole ».
Finalement, nous avons vu pourquoi, selon moi, la pérennité des fermes familiales au Québec est en péril. À mon avis, l’agriculture est un domaine où il est financièrement compliqué de subsister, et où les relations humaines le sont d’autant plus. Cela nous emmène a nous poser la question suivante : est-ce que la santé mentale des agriculteurs en aussi mauvais état ?
Références :
Radio-Canada Info. La semaine verte- Portrait de la relève agricole. 5 min.12sec. 19 avril 2021
https://youtu.be/4NxLjiseghE?si=-HUmUWpaf2XBl-Ki
Radio-Canada info. Les grands défis de la relève agricole. 2min 51 sec. 26 avril 2016.
https://ici.radio-canada.ca/info/videos/1-7495648/grands-defis-releve-agricole
Radio-Canada info. La relève agricole québécoise poussée vers la sortie. 24 mai 2023.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1980276/releve-agricole-quebec-terres-location-couts
Gouvernement du Québec, 2024. Portrait de la relève agricole.
https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/agriculture/devenir-agriculteur/portrait-releve-agricole
Le FRAQassant. La Fédération de la relève agricole du Québec. p. B06. La relève lance un cri du cœur.
http://fraq.quebec/wp-content/uploads/2024/03/fraqassant260324.pdf
Malaise chez la relève agricole. Université Laval.
https://contact.ulaval.ca/article_magazine/malaise-chez-la-releve-agricole-2386/index.html